Menu
Vous êtes ici : Accueil > Actualités > Benjamin Lemaire, l’« agent » des Stars condamné par la Justice

Benjamin Lemaire, l’« agent » des Stars condamné par la Justice

Le 12 novembre 2018

Numerama a suivi le procès de Benjamin Lemaire, « agent » de Youtubeurs et community manager de plusieurs célébrités, ce 23 septembre 2018. Il a été reconnu coupable d’atteinte sexuelle aggravée sur mineur de moins de quinze ans. Mais il ne fer pas de prison.

Son placement en détention en 2016 avait fait du bruit dans le petit univers du Youtube français. Benjamin Lemaire, ancien « community manager des stars » (Sophie Marceau, JoeyStarr), impresario de Youtubeurs et figure historique de la blogosphère parisienne, a été condamné ce lundi 24 septembre à 20 mois de prison ferme pour atteinte sexuelle aggravée sur mineur de moins de quinze ans, corruption de ce mineur et de neuf autres, ainsi que détention et diffusion d’images pédopornographiques.

Benjamin Lemaire est sorti libre du tribunal.

Diverses expertises psychologiques menées en 2013, 2014 et 2016, évoquent chez Benjamin Lemaire un «  trouble du narcissisme », «  un sujet adulte qui est resté fixé à un registre infantile ». La procureur, elle, parle d’une «  empathie peut-être pas encore acquise », notant : « Je l’ai vu pleurer à deux ou trois reprises, c’est quand on a évoqué sa situation », notamment professionnelle.

Un « raccourci extrêmement simpliste » pour Me Romain Ruiz, avocat de Benjamin Lemaire. « C’est tout sauf un cynique. Tout sauf un harceleur  », affirme-t-il au tribunal. Qui semble l’avoir entendu, puisque Benjamin Lemaire est condamné à une peine aménageable. Il est même possible qu’il ne fasse pas plus de prison que ce qu’il n’a déjà fait. Ayant déjà accumulé presque un an de détention provisoire, les huit mois restants pourront être aménagés selon ce que décide le juge d’application des peines. «  C’était un minimum par rapport à la gravité des faits  », indique la présidente du tribunal en guise d’avertissement.

Il a également été condamné à 3 ans de suivi socio-judiciaire, l’interdiction de contacter les victimes ou de publier des ouvrages au sujet des faits qui lui sont reprochés (comme son blog). S’il ne respecte pas ses interdictions, il risque un an d’emprisonnement. Il doit aussi payer 8 000 euros de dommages et intérêts à la mère de V., sa représentante légale, ainsi que 300 euros à W..