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Rebondissement incroyable dans le dossier du Grand Stade de Lille

Le 28 septembre 2018
Rebondissement incroyable dans le dossier du Grand Stade de Lille

Rebondissement incroyable dans l’affaire dite du Grand Stade, qui mêle d’anciens cadres du groupe Eiffage et des élus de la métropole lilloise : le parquet a décidé de requérir un non-lieu total à l’égard de la quasi-totalité des protagonistes. Seul Damien Castelain, président actuel de la Métropole européenne de Lille (MEL), reste inquiété.

Le parquet de Lille a décidé de requérir un non-lieu total à l’égard de Henri Ségard, ancien vice-président de la MEL, de Michelle Demessine, ancienne présidente de la commission Grand Stade, d’Alain Létard et Jean-Luc Vergin, anciens cadres du groupe Eiffage, dans l’affaire du Grand Stade. Ce non-lieu concerne aussi les deux fonctionnaires de la MEL mis en cause.

Cette décision intervient plus d’un an après la mise en examen des mêmes personnes pour faux en écriture publique, favoritisme, corruption et trafic d’influence passif et actif, dans le cadre de l’obtention par Eiffage du marché de la construction du Grand Stade (stade Pierre-Mauroy) à Villeneuve-d’Ascq.

L’enquête, selon le parquet, prouverait «  qu’indépendamment de toute motivation pécuniaire et de toute complaisance avec le groupe Eiffage  », Damien Castelain et Henri Ségard n’auraient tout bonnement éprouvé qu’un «  authentique coup de foudre  » pour le projet porté par Eiffage.

L’avocat d’Henri Ségard, Me Romain Ruiz, a dit à l’AFP son «soulagement» et sa «satisfaction», le parquet reconnaissant «la bonne foi» de son client, «qu’il clame depuis le début». Le parquet affirmerait aussi que «ni M. Ségard, ni M. Castelain n’ont demandé quoi que ce soit à Eiffage en contrepartie de leur engagement», selon Me Ruiz. Celui-ci précise que le volet favoritisme est «entièrement prescrit», ce qui justifie ce non-lieu.